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L'estampe japonaise SHIN HANGA
ou "l'estampe nouvelle"
  Le rouge utilisé pour la bannière de ce site est une nuance prélevée dans l'estampe d'Hasui Kawase "Neige au sanctuaire de Ueno Toshogu" (1929), ci-dessous .
     
Le mouvement Shin hanga (Estampe nouvelle)
1910-1960 : un nouvel âge d'or de l'estampe japonaise.


Le mouvement Shin hanga qui séduit amateurs et collectionneurs du Japon, des USA et des pays d'Europe du Nord depuis bientôt un siècle. Issu de l'association passionnée des meilleurs dessinateurs et éditeurs d'estampes du XXe siècle, il incarne le balancement du Japon entre tradition et modernité.
La période 1760-1810 est qualifiée " d'âge d'or de l'estampe japonaise " avec Utamaro et Sharaku, artistes phare de l'Ukiyo-e (Image du monde flottant). La première moitié du XIXe siècle révèle les talents d'Hiroshige et d'Hokusai. Mais après l'ouverture économique du Japon en 1853, avec la modernisation frénétique du pays à partir des années 1870, les Japonais n'ont d'yeux que pour ce qui vient d'Occident. Avec la photographie pour concurrente, l'estampe perd alors son statut de medium privilégié.

Renaissance de l'estampe japonaise

Vers 1905, un marchand d'estampes âgé de 20 ans, Shozaburo Watanabe, fait un état des lieux. Les collectionneurs se trouvent majoritairement en Europe et aux USA. Le Japon, jugé exotique et conservatoire de traditions, fait rêver l'Occident. Sous ses yeux, des artistes dessinateurs d'estampes gâchent leur talent à illustrer les journaux ou peindre sur porcelaine.
Il pense alors qu'il est temps d'initier la création de nouvelles estampes dessinées selon ce que désirent contempler les collectionneurs : une vision romantique du Japon qui a cessé d'exister à la fin de la période Edo en 1868.
Watanabe retrouve alors le papier, le bois et les hommes, ces artisans qui maitrisent la gravure et l'impression. Il nommera ces estampes Shin hanga (Estampe nouvelle) à partir de 1921, afin de mettre l'accent sur le renouvellement du style.

L'estampe Shin hanga avec la touche Watanabe

De 1905 à 1942, il recrute artistes et artisans et les fait travailler selon sa ligne artistique. 2000 estampes seront produites pendant cette période.
Sa ligne propose un aller et retour entre tradition et modernité. Les estampes sont composées avec les techniques de représentation de l'art occidental. Néanmoins l'esprit japonais n'est jamais trahi. Les thèmes de l'Ukiyo-e revivent. La nature et les lieux célèbres sont toujours magnifiés (paysages sous la neige, cerisiers en fleurs, temples au clair de lune…). Le portrait de femme est encore plus sensuel, les représentations de fleurs et d'animaux éclatent de naturalisme.

Des peintures de lumière

Les effets de lumière du Shin hanga sont inédits dans l'art japonais. Comme dans la peinture classique européenne, les paysages baignent dans une lumière solaire ou lunaire colorant l'atmosphère, créant ombres et reflets. Le soleil scintillant sur la neige, le halo froid de la lune, l'horizon gris-bleu haché par l'averse sont restitués par la virtuosité des artisans imprimeurs. Les graveurs sont mis à l'épreuve par un dessin très dense, enrichi de mille détails. De plus, le naturalisme des couleurs exige la gravure de 25 à 30 planches de bois par estampe au lieu d'une dizaine pour l'Ukiyo-e.
Watanabe embauchera à la fois des artistes étrangers séjournant au Japon et des peintres locaux qu'il convertit à l'estampe. Shiro Kasamatsu, Goyo Hashiguchi, Ito Shinshui, Hiroshi Yoshida, Hiroaki Takahashi, Shoson Ohara sont parmi ceux-ci. Hasui Kawase, maître absolu du Shin hanga, travaillera 50 ans pour lui. Il recevra en 1956 le titre de Trésor National Vivant.
Pour Watanabe, le pari sera vite gagné. Les collectionneurs se battent pour acquérir ses estampes. D'autres éditeurs se lancent à sa suite pour produire les artistes qu'il a découverts.
La maison d'édition Watanabe a traversé le XXe siècle, survivant au tremblement de terre de 1923 qui détruisit Tokyo à 70 %, à la guerre et au décès de son fondateur en 1962. Elle est dirigée actuellement par son petit-fils, Shoichiro Watanabe. Sous son contrôle sont réalisées les estampes en vente sur ce site.

Bettina Vannier
www.artmemo.fr


 

Hasui Kawase
Neige au sanctuaire de Ueno Toshogu 1929
(HK23)
Cliquer sur la photo pour voir cette estampe en vente

Hasui Kawase
Temple Ginkakuji à Kyoto (pavillon d'argent), sous la neige 1951 (Reproduite page 29 de Art et Métiers du Livre,
numéro de mai-juin 2012)
(HK40)
Cliquer sur la photo pour voir cette estampe en vente
       
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